Patrimoine artistique et religieux

Chapelle Saint Roch

En décembre 1782, un premier acte de l’Evêché érige la paroisse de Saint Roch, dès lors séparée de Livinhac, afin d’éviter aux paroissiens de traverser le Lot pour se rendre aux offices religieux.

Cependant il faudra attendre 1785 pour voir apparaître la première église Saint Roch. Celle-ci fut agrandie en 1831 puis en 1841. Elle fût enrichie d’un autel en 1862, d’une chaire en 1871 et de l’autel de St Roch en 1875 (trois œuvres du sculpteur ABBAL). La statue de Saint Roch daterait du XVI° siècle.

Chapelle Saint RochDans le clocher, élevé au fil des siècles se trouvent actuellement trois cloches dont une d’origine et deux de 1912 (dont une de 1830 refondue). Les quatre vitraux furent rajoutés vers 1900.

Située sur le Chemin de St Jacques de Compostelle (GR 65) cette chapelle accueille aujourd’hui de nombreux pèlerins.

Chemin de croix de Gustave Moreau

Gustave MoreauCette œuvre unique que possède Decazeville, est le seul chemin de croix symboliste qui existe au monde.

A la réalisation de l’œuvre en 1863, Gustave MOREAU avait posé la condition de son anonymat (peut-être pour le côté pieux de l’œuvre). Il était âgé de 37 ans. Il réalisa les quatorze toiles du chemin de croix en 20 jours et 20 nuits. Gustave Moreau reste dans une tradition classique mais s’en affranchit en faisant surgir des soleils coupés orangés, l’œil unique, l’œil de face, l’œil magique, la blondeur vénitienne, le corps voilé.

Ce chemin de croix fixé à 3m de hauteur tomba peu à peu dans l’oubli. Gilbert BOU le découvre en 1964 et le signale à Jean PALADILHE, conservateur du Musée Gustave Moreau à Paris, qui, très étonné de cette découverte, fait des recherches afin de certifier l’authenticité de l’œuvre.

Les 14 toiles du chemin de croix sont classées Monuments Historiques depuis 1965.

Eglise ND de Decazeville et orgue CAVAILLE COLL

Eglise Notre Dame de DecazevilleLa création de ND de Decazeville fût initiée par François CABROL, qui avait relevé à Gênes (Italie) le croquis d’une église qui lui plaisait. Les plans seront réalisés par A-M GARNAUD, architecte et professeur aux Beaux Arts de Paris.

En 1847, Mgr CROZIER pose la première pierre de l’édifice, qui sera consacrée le 11 novembre 1861 par Mgr DEBALLE. Le clocher de style campanile octogonal fut terminé en 1873. Il abrite, depuis 1880, un carillon de 8 cloches fondues par les ateliers Crouzet et Hildeland de Paris.

A l’intérieur, outre les vitraux de GROUSSARD, les sculptures de Jacques ABBAL, un tableau de Jean SEGALAT et le Chemin de Croix de Gustave MOREAU se trouvent de magnifiques orgues.

Construit par le plus grand facteur d’orgue du XIXème siècle : Aristide CAVAILLE COLL, il fut inauguré le 11 décembre 1874. Cet instrument comporte 12 jeux sur 2 claviers de 54 notes et un pédalier de 20 notes, avec 762 tuyaux à bouches. Le buffet est en seul grand corps : deux tourelles de 5 tuyaux, aux extrémités encadrent trois plates faces au centre de 6, 9 et 6 tuyaux chacune.

L’orgue de ND de Decazeville est classé monument historique depuis le 4 mars 1994.

Monument aux morts et médailles d’André GALTIE

Monument aux mortsDevant l’église se trouvait un kiosque à musique où se produisaient orphéon et orchestres. C’est à cet endroit là qu’il a été décidé d’ériger un Monuments aux Morts dédié à la fois aux morts de la Guerre et aux morts du travail.

Dans les années 30, Paul Ramadier a commandé à André GALTIE les médailles en bronze qui représentent la paix, la guerre, le soldat et le mineur.

Cela fut inauguré le 9 décembre 1934. André GALTIE, originaire d’Aubin a obtenu pour cette œuvre le Grand Prix de Rome. Il s’agit là de médailles et non de sculptures, ces médailles étant en bronze.

Sur le monument aux morts trône également une lampe de mineur, cette dernière était autrefois illuminée par une veilleuse, aujourd’hui l’éclairage se fait par le sol.

Mausolée Cabrol

Mausolée CabrolFrançois Gracchus CABROL, premier Directeur de la Société des Houillères et Fonderies de l’Aveyron à Decazeville, avait commandé auprès de l’architecte GARNAUD, l’édification d’un mausolée pour lui et sa famille au sein du cimetière de Miramont.

Cet édifice érigé au milieu du XIXème siècle se compose de deux parties : une crypte qui sert de socle et une chapelle au décor sculpté qui s’élève au dessus. Deux statues allégoriques représentant le deuil et la foi indiquent l’entrée de la crypte. Ces deux statues, œuvres du sculpteur aveyronnais Raymond GAYRARD, ont été exposées au salon de Paris en 1848.

Cet édifice fait aujourd’hui l’objet d’un appel au don pour sa restauration et sa mise en valeur.

Artistes decazevillois

Emma CALVE

Emma CalvéEmma CALVE est née en 1858 en bas de la ruelle de Cantagrel qui maintenant porte son nom.

Elle était la fille d’un entrepreneur de travaux publics. Après des études à Paris, elle fut admise au conservatoire.

Son début en 1882 à la Monnaie de Bruxelles déchaîne l’enthousiasme. Elle devint la grande vedette de l’Opéra Comique où elle interpréta les plus grands rôles, et notamment Carmen.

L’Italie, l’Angleterre et l’Amérique lui réservèrent un accueil triomphal.

Elle arrêta sa carrière en 1910 mais Decazeville eut le plaisir de l’applaudir en 1923 et 1931.

Elle est morte à Millau en 1942.

 Jean SEGALAT

Jean SégalatJean SEGALAT est né en octobre 1926, à Decazeville où il finira sa vie en février 1987.

Elève à l’institution Sainte-Marie de Rodez, il eut comme premier professeur de dessin le peintre Roger SERPANTIE. Il intègre l’école des Beaux-arts en 1945, mais en désaccord avec l’enseignement qu’il y recevait, il regagna le Rouergue, deux ans plus tard, pour entreprendre un parcours d’autodidacte.

Dès 1948, il exposa ses tableaux successivement à Bordeaux, Paris, Rodez, Montauban et à Decazeville de nombreuses fois.

Une dizaine d’années plus tard, la critique européenne, le reconnaissait comme un des peintres figuratifs les plus importants de sa génération.

Entre 1964 et 1966, la maladie le contraignit à une relative stérilité qui le conduit à l’abandon de la peinture au profit du dessin et de la gravure.

Il reçut en 1968 le Prix Cabrol de la Société des Lettres, Sciences et Arts de l’Aveyron